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H est juste de dire qu’il ne fut pas dérogé, parcette déclaration, aux dispositions de l’ordonnancede 166g sur les défricliemens des bois et des mon-tagnes.
Les étrangers furent appelés à ces travaux, avecl’expectative d’étre régnicoles.
Le parlement de Paris, toutes les chambresassemblées, enregistra cette déclaration, mais avecdes restrictions qui firent craindre à tous les en-trepreneurs des procès et leur ruine.
Cette impulsion vers les défricliemens devintpresque une mode ; tous les seigneurs à l’envifaisoient des entreprises dont M. de Turbilly de-vint le chef ou le régulateur ; il en résulta queles de'frichemens et les desséchemens qui auroientpu être utiles, n’eurent aucun succès, parce qu’onne laissoit aux colons d’autre perspective que celled’étre les serfs de nouveaux maîtres , et parceque toutes les parties qui auroient dû être réser-vées pour les pâturages ou être remises en bois,furent écobuées avec une ardeur d'autant plusgrande, que de riches moissons en étoient le prix ;les maîtrises, elles-mêmes, en voyant des bois ra-bougris , et des terrains montueux livrés à un vainparcours, étoient faciles à permettre ou à laisserfaire. Celte époque, sans contredit, doit être miseau rang de celles qui ont été fatales à l’agriculturede ces temps et au sort des bois et des forets.