1776.
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ou du moins des moissons ; il eût fallu sur-tout soulager leurs travaux par la charrue, etne chercher des engrais que dans la masse destroupeaux ; mais, au contraire , on isola les fa-milles à de longues distances , on en envoyamême dans d’autres provinces; on les traita enesclaves ; on spécula sur leur nourriture ; on exigead’eux le travail à bras pour e'cobuer, et partouton brûloit les gazons, les arbustes et les arbres.Les soins et la protection de M. Descars et duGouvernement ne purent pre'server la colonied’une rapide défaillance , et il n’en reste plusd’autres traces, que celles de la stérilité' par l’é-cobuage.
Ajoutons que l’Angleterre a été punie de sonexpulsion impie ; ses nouveaux colons ont subi,dans leur Nouvelle-Ecosse , le sort des Aca-diens dans le Poitou, l’Aunis et la Bretagne;et cette colonie , sauf les places de guerre ,est restée déserte depuis le départ des Françaiset des colons natifs.
L’hiver de 1776 vint jeter de nouvelles alarmespour les subsistances ; les châtaigniers, les mû-riers et les oliviers périrent encore ; la disetteétoit grande , sans doute , mais elle se compli-quoit avec d’autres causes politiques ; de gravesaccusations s’élevèrent contre de hauts acapa-reurs, et, les parlemens , chacun en droit soi,
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