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pour se populariser , restreignirent partout la g (liberté du commerce et du mouvement des grainsà leurs ressorts respectifs; ces restrictions que leGouvernement n’osa pas faire cesser, en aggra-vant la disette, causèrent la désolation de plu-sieurs provinces.
L’hiver de 1781 fut encore extrême pour le froid,et il périt un grand nombre d’arbres ; des gels etdégels successifs avoient attaqué les blés ; l’annéecependant ne fut pas mauvaise.
L’année 1782 est trop remarquable, en physique,pour omettre de la faire observer dans le sensmême de la question que je traite ;
Il se manifesta presque tout l’été un brouillardépais, d’une odeur âcre, et qui fut stationnaire ;je n’ose point en dire la cause, je préfère en laisserl’examen et la solution au lecteur : je me borne àdire, comme agronome, que l’air atmosphérique,la terre et les vents en furent tellement refroidis,que l’hiver de 1783 fut excessivement rigoureux.
L’hiver de 1788 fut précurseur de nouvelles 17S8tempêtes ; il s’annonça violent dès le mois denovembre ; on n’avoit pas eu le temps d’acheverles cnsëmencemens de froment dans les contrée»les plus fertiles qui environnent Paris ; la neige,fort heureusement, resta long-temps sur terre ; legivre attaqua des arbres, mais les céréales échap-pèrent , et l’année fut assez abondante en grains.