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mures publics ■ de fatales intrigues de cour ensuitene tardèrent pas à faire éclater de grands événe-mens ; plus sages , les parlemens , la noblesse etle clergé, en faisant de justes concessions, pou-voient préserver la France et la monarchie detous leurs malheurs ; mais un vain orgueil, depetites passions et l’É g o ï s m e les aveuglèrent ;et, pour conserver tous^ leurs titres, tous leursdroits et tous leurs biens, ils ont tout perdu.
L’histoire de l’Agriculture, je l’espère, feraconnoître beaucoup de faits que les historiensordinaires ont dédaignés, et qui n’en sont pasmoins des causes très - remarquables ; mais nousn’avons à nous occuper de la révolution, danscet ouvrage, qu’en ce qui concerne les eaux, lesforets et les défrichemens.
Si je ne craignois pas de reproduire trois foisde suite les memes faits et les mêmes avertissemens,je rappellerois les textes relatifs d’une grandepartie de ces cahiers, dits de doléances, qui furentalors rédigés par les hommes les plus éclairés,dans les bailliages et sénéchaussées, et remis, pourles faire valoir, à ceux qui furent nommés députésaux États-Généraux; cahiers sacrés pour devraismandataires, au moins en ce qui conoerne le?choses qui sont d’utilité ou de nécessité publique.
Dans presque tous ceux du Midi que j’ai puconsulter au comité d’agriculture^ de l’Assemhlee