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legislative, onavertissoit les Etats-Généraux de la. disette et de la cherté des bois, ou des abus desdéfrichemens ; on y demandoit, ou on indiquoitdes mesures d’ordre public, pour réparer, pré-venir et punir les abus et les délits.
Je n’hésite point à dire, malgré nos fatalesmaximes contraires , qu’il étoit du devoir del’assemblée constituante de commencer par faire re-connoître ces vœux , ces faits et ces moyens, qui,au surplus, ne concernoient que la glèbe et saprospérité. Cette assemblée eût ainsi fait le biendes provinces ; elle eût encore rendu un légitimehommage à un sage principe dans toute socia-bilité, et spécialement dans un système représen-tatif • cet hommage étoit encore dû au respectque doivent de tels mandataires à leurs commet-tans ; car bien évidemment, dans ce dernier cas,les citoyens français élus et députés, ne reçoiventcette mission que parce qu’il n’y a plus de champ-de mars ou de mai ; ce respect, d’ailleurs, estd’autant plus sacré que le mandat n’est point uncommandement formel, mais un vœu bien etduement motivé sur l’intérêt public, ou sur desobjets de nécessité ; et, pour des cœurs généreux,il devient un devoir presque religieux.
Je suis loin cependant de vouloir accuser l’as-semblée constituante dans ses intentions; elle n’afailli clans cette lice orageuse et simémorable, que