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parle trop grand désir de bien mériter tout-à-coup . !de la Patrie et de la philosophie ; elle a fait brillerles plus beaux talons et les plus hautes vertus, maiselle a été entraînée par le prestige, alors si excusa-ble, d’une régénération morale et politique ; ellea cru consolider le trône et même l’élever au-dessus de tous les trônes de la terre; mais elle atrop favorablement préjugé du vulgaire, maiselle s’est enivrée à l’encens des flatteurs, et mêmeà celui des étrangers; elle a commis enfin une fautecapitale que n’eussent pas commise de simplesouvriers, celle, d’abandonner à d’autres le soin demettre à flots le superbe et incomparable vaisseauqu’elle venoit de construire avec tant de peines,de dangers et au milieu de tant d’acclamations.
Le décret du4 août, semblable au tonnerre, abrisé tout-à-coup le vieil édifice de la féodalité;et si on peut juger du bienfait par l’allégressepublique, il n’y en eut jamais de plus grand; auxpremières manifestations de joie et de reconnois-sance, sucédèrent un vif enthousiasme et une sortede délire qui s’accrurent presque en raison desdistances; les peuples des clxamps, enfin et par-tout, se crurent libres dans toute la force du mot.
Le décret du 2 novembre suivant, concernantles biens du clergé, vint ajouter de nouveauxtransports à ceux de la fameuse nuit du 4 août; etdcs-loi's, il fut à peine possible aux bienfaiteurs
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