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bois etboquetaux qui ne seroient pas contigusà de grandes masses de forets.
De grands motifs d’intérêt public avoient dé-terminé, depuis long-temps , le gouvernementroyal à affecter aux salines de la Lorraine etdes Trois-Évêchés des cantonnemens de bois ap-partenans à des gens de main-morte , à des béné-ficiers et à des particuliers ; les prix des coupes enéloient exactement payés , et les fonds en étoientaménagés comme ceux des forets du roi, affec-tées au même service , lequel, au surplus , con-cernoit un objet de première nécessité.
Le 3 i mars 1790, ces affectations et desti-nations furent révoquées et supprimées par undécret ; on laisse à penser quels furent l’essor et lajouissance des uns et des autres, sous une légis-lation , qui tout-à-coup rompoit leurs liens, sansavoir prévu les effets de la précipitation ; car lespossesseurs et propriétaires durent craindre unprompt retour d’assujétissement, et en prévoirla possibilité.
Ledécretdu 10 maifut plus funeste; on déclara lamise en vente de tous les biens ruraux du clergé,consistant en terres labourables, prés et bois ; onn’excepta que les bois et forêts aménagés qui au-roient plus de cent arpens d’étendue. Cette excep-tion ou cette distinction devint la cause pre-mière d’une grande destruction ; pourtant avee