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un peu de réflexion en physique , comme en éco-nomie rurale, trois à quatre cents boquetaux devingt-cinq, cinquante à cent arpens, formant, surdivers points , une superficie de 3o à 4o mille ar-pens, sont cent mille fois plus utiles, en tout, qu’unegrande masse de forêts de même étendue sur unseul point • nous reviendrons sur cette considé-ration , car elle n’est pas encore sentie.
La mise en vente de ces bois leva toutes les pre-mières hésitations pour les soumissions, et partoutil y eut foule pour acquérir. Les biens, en général,et particulièrement ceux des couvens , étoientgarnis de plusieurs bois ou boquetaux et de futaies,et aménagés de manière à fournira leurs foyers,à ceux de leurs fermiers et à tous les besoins desédifices ; il y avoit d’ailleurs un très-grand nom-bre d’arbres de service, épars dans les haies, lesremises et les pâturages ; avec un premier paie-ment de trente pour cent, et des promesses parannuités, on entroit en possession; on e'toit ad-mis d’ailleurs à se libérer à volonté , et dès-lorson devenoit propriétaire , c’est-à-dire, avec ledroit déuser et dé abuser.
La seule mise en jouissancepouvoit, dès la pre-mière année, en ne recourant qu’aux choses desuperficie, mettre l’acquéreur à même de payertoute l’acquisition, et il n’est pas besoin de direque le premier instrument rural qui fut mis en