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droit commun, ils étoient réputés appartenir auxseigneur haut justicier.
L’Assemblée constituante, par son décret dus5 juillet, abolit le droit de planter des arbreset de s’approprier ceux qui avoient cm sur leschemins publics, rues et places des villages, desbourgs ou des villes, dans les lieux, où ils étoientattribués aux ci-devant seigneurs.
La question délicate portait sur le point de sa-voir , si on en dépouilleroit les seigneurs qui jus-tifieraient avoir fait à leurs frais ces plantations ;et sur ce sujet, offrons à la pitié des compagniesnoires , des grands faiseurs en finances et desoptimistes , les observations qui furent faites alorspar l’excellent citoyen M. Dupont de Nemours.
« Vous ne pouvez trop exiger de soins, de véri-« fications et de formalités, avant qu’il puisse être« permis de couper les arbres plantés sur les« chemins ou les places publiques.
« Songez combien le bois est rare et utile ;« songez combien les grands et bons législateurs« ont toujours témoigné de respect pour les arbres!
« Songez que Zoi’oastre avoit mis la "planta-it tion d’un arbre au premier rang, dans les ac-« tions louables ( 1 ). Songez que les anciens, vou-
(1) Je suis forcé de convenir que Zoroastre n'a ainsi dé-signé que les arbres à fruit.