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cette philosophie qui porte à confier les plusriches trésors, comme les lois les plus saintes, àla garde du peuple meme, vint exposer, au nomdu comité d’aliénation » , que la restriction ap-portée à la vente des bois d’une étendue de centarpens et au-dessous, anéloit beaucou p de soumis-sionnaires qui en àvoient compris de plus consi-dérables dans leurs demandes , et que plusieursmême ne poursuivroient pas les acquisitions qu’ilsdésiroient, si cette suspension devoit durer long-temps. .. . Il proposa, pour la conservation desbois , de vendre tous les taillis et même les futaiesau-dessous de trois cents arpens.
Il prévint aussitôt les objections sur les défri-chemens, en affirmant « qu’on avoit bien plus« planté que défriché des bois ». Quelle asser-tion !
Quant aux futaies, il tranquillisa d’une manièretout-à-fait morale ou philosophique. « Les dissi-« pâleurs , disoit - il, seront infiniment moins« nombreux sous la constitution nouvelle ,• et on« ne peut supposer qu’un dissipateur vendroil une« futaie -, il convient donc, dans vos vues, ajou-(( toit-il, de mettre en vente celles au-dessous de« trois cents arpens , qui, petites , isolées , sont« exposées à des dommages fréquens, et qui ne sup-« porteroient pas les frais de gardes , etc. ; vous« offrirez ainsi, disoit l’orateur national, aux ac-