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partout, en un mot, les bois et les forets se trou-vèrent livrés au pillage.
Si l’assemblée constituante se fût bornée à dé-clarer fermés provisoirement tous les bois desprinces apanagistes , elle eût prévenu de grandsdésordres encore, et des exceptions ultérieures ;mais elle en jugea autrement. Le x 5 août 1790,elle déclara que ces bois d’apanages faisoient partiedu domaine national -, ce fut une nouvelle pâtureofferte aux compagnies pour les bois etboquetaux,dans lesquels se trouvoient précisément les plusbelles futaies et les bois de meilleures qualitéspour la marine.
L’assemblée constituante , dans ses premièresventes des biens du Clergé, avoit compris le motbois dans la composition des fermes -, et, sous leprétexte de ce mot, les administrateurs vendoientou croyoient vendre légalement de très-grandesparties de bois, en ce qu’elles dépendaient decertaines fermes ,• et ce ne fut qu’après bien desventes de deux à trois cents hectares, que l’assem-blée, sans revenir contre les ventes illégales, pourprévenir de telles extensions, restreignit l’étenduede ces bois dépendans des fermes, qui seroientà vendre, à celle de centarpens et au-dessous.
Au mois d’octobre suivant ( 1790), un membrede rassemblée , et d’une famille illustre dans larobe et l’épée, séduit comme tant d’autres, par