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livroit cette partie du domaine à une anarchieindéfinie , la convention , néanmoins , regardaau-dessous de sa mission, de s’occuper des forêts,c’est-à-dire de réprimer le brigandage o u de le pré-venir.
Elle sembla au contraire vouloir marcher surles traces de l’Assemblée constituante, et mêmeagrandir et multiplier les voies de la destructiondes forêts -, tous les clubs vantoient le prix et lesles charmes de la liberté qui faisoit jouir le pauvre ,sans bourse déliée , de combustibles sortis des*forêts nationales , et les liabitans des campagnes fd’un pâturage que les tyrans et les seigneursavoient interdits dans les bois -, qui eût osé, alors,faire considérer ces jouissances comme des abus?
Les premiers acquéreurs des biens nationauxvivement alléchés par les portions de bois qui setrouvoient faire partie des fermes, et dont les ex-ploitations couvroient immédiatement tout le prixdéfinitif, ne manquèrent pas de circonvenir lescomités conventionnels de salut public et des do-maines , pour faire accorder plus de latitudes auxventes des bois nationaux.
Lesexceptionsportéesparlaloidu 23 août 1790,loi,déjàtrop tardive,et quifaisoit considérercommeinaliénables les parties de bois qui seroient à milletoises d’une forêt nationale, importunoient partoutles agens et les croupiers des chambres noires, qui se