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trouvoient si bien d’avoir déjà dévoré toutes lesparcelles -, la Convention, il faut le croire, ne connutni le piège ni les vues de ces solliciteurs, car parson décret du 2 nivôse an 4 , elle a étendu lapermission de vendre les bois nationaux , jusqu’ài 5 o hectares et, au lieu de 1000 toises, elle a réduitla distance d’exception à 5 oo • et, dans le doute,bien certainement, les mesures n’ont pas été prisessur les angles saillans ; presque toute la super-ficie de ces bois a disparu , sauf pourtant quelquesreproductions en bois taillis. Je ne donne pointces faits, au surplus, comme une conjecture f carun des rapporteurs, en l’an 6, a déclaré queplusieurs parties de bois, formant ensemble desmasses de plusde 3 oo hectares, avoienl été vendueslà, parce que de simples fossés ou traces , ou clai-rières, y l'aisoient des séparations ; ici, parce quedes parties d’un même bois portoient des noms dif-férais 5 d’autres encore, ajouta-t-il,ont été vendueset presque aussitôt « détruites par les acquéreurs. »Le décret du i 3 pluviôse, issu du foyer central,dit comité de salut public, \int accroître la dé-vastation • il suflit de dire que le rapport en futfait par M. Barèrc, qui possédoit si éminemmentl’art de mettre en mouvement les pères conscrits,les clubs, et tous les frères ; il s'agissoit d’orga-niser une grande force de résistance sur terre etsur mer : les bois et forêts furent indiqués pour