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ils n’arrivent au grand fleuve qu’aprcs avoir par-couru plus du 20 lieues à travers maints contre-forts qui se trouvent au milieu du bassin général.
Le fond du sol est d’argile imperméable ; si cettevaste contrée n’est pas tenue, surveillée et dirigéeen étangs, elle deviendra un vaste marais.
Sur plus de 25 lieues carrées, il n’y a pas unesource d’eau vive ; toutes les rivières ne sontformées et alimentées que par les étangs.
L’agriculture y repose sur le concours des étangs,tenus alternativement en culture et en eau,- sansles étangs, plus de moulins, d’usines, d’irriga-tions, de prés et de bestiaux.
La formation des étangs successifs, sur les pentesde chaque plaine, est le résultat de l’expériencé,et ce s réservoirs factices y sont à la fois la cause etl'effet de tout le système de l’agriculture qui y estriche et bien entendue, et donne de grands re-venus à l’État.
Si les étangs sont détruits, la Bresse redeviendrace qu’elle étoit dans les temps anciens , et ce qu’elleétoit au temps de Yitruve « une contrée misérable ,où les eaux marécageuses occasionnoient le goitre »•
Les administrateurs, les propriétaires et lescultivateurs effrayés , produisirent un travailraisonné et une carte topographique • ils firentremarquer, avec une grande force de vérité, lapréférence qu’il faudroit donner au dessèchement