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q°. La navigation intérieure étoit perdue par ledessèchement général des étangs ; il en résultoitmoins de sources, et les rivières devenoient destorrens.
On avoit alors en général, même en agronomie,une très-fausse idée sur le nombre et l’existcncédes étangs; quelques écrivains plîilantropes leurattribuoient des influences funestes ; des agro-nomes, séduits par quelques exemples, attribuoientaux fonds des étangs désséchés des produits plusconsidérables ; d’autres sembloient croire que l’é-tendue en étoit immense, et ils ne balançaient pasà les proscrire.
Les commissaires envoyés par la commissiond’agriculture, rapportèrent tons une masse deren-seignemens précieux sur la consistance et l’utilité deces réservoirs.
Rapporteur de la commission d’agriculture, jepris le soin de rechercher et d’annoter sur lacarte de Cassini tous les étangs qui s’y trouvent ;et certes il y en avoit un plus grand nombre dansle dix-septième siècle qu’à la fin du dix-liuitième ;je rappelai le nombre et l’étendue de ceux quiexistoient ■ d’après le rapport des commissaires ,il se trouva qu’en 1794 , sur dix-huit départe-ipens, il y avoit 8927 étangs, contenant i34,oooarpens •
Que sur la carte de Cassini, dans cinquante-deux