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s’élève aujourd’hui jusqu’à î 8 et 20 pieds, et qu’ildétruit tout dans sa course.
« Lés hivers rigoureux ont détruit les oliviers ;« ce qui en reste, est sans force et sans vigueur.
« Le climat est devenu trop rigoureux pour cet« arbre, et on n’y recueille pas la dixième partie(( de l’huile qu’on y récoltoit autrefois.
LOZÈRE.
Les administrateurs de ce département, afin defaire mieux connoître leur sollicitude et l’état deschoses , firent imprimer un mémoire ; ils disoient :
« Les habitans, semblables aux sauvages, dé-« frichent des terroirs d’une valeur inappréciable...« Par une frénésie plus coupable, ils détruisent« sur les pentes, les arbres qui pourraient les con-« server et les embellir ; et, pour la jouissance d’un« moment, ils perdent à jamais leur pays.
« L’homme n’est que l’usufruitier des biens« qu’il a reçus de ses pères ; il en doit rigoureusé-« meut compte à ses descendans.
(( Le dépérissement des châtaigniers augmente« graduellement, à mesure qu’on s’approche dés« montagnes de la Lozère et de Laigoal qui do-« minent les Ce'vennes; jadis elles étoient cou-« ronnées d’épaisses forets qui servoient d’abriscr aux châtaigniers contre les vents du nord.