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'« bois ,• les revers des montagnes sont sillonnés par« des millions de ravins.
« A Montelimart, les bois communaux sont« pelés , et les forêts nationales, ( qu’on désigne ) ,w sont dans le plus grand épuisement.
GARD.
? Les administrateurs, l’ingénieur eh chef et desagronomes éclairés, avertissoient à la fois et à làmeme époque , sur les dangers des défrichemensdes montagnes.
« On brûle, disoit un fonctionnaire public su-« périeur, les bois de haute futaie pour y semer« du blé.
« On détruit les bois jusque sur les revers des« montagnes du nord , et il observe que déjà« maints incendies avoient détruit des bois.
« L’un d’eux, M. Mour...., évalue la perte causée« par les torrens du Vistre et de Vidourle, à un« million.
« On a ensemencé jusqu’à trois fois, et inutile-
« ment la plaine. Les débordemens perdent
« tous les blés, et souvent à la veille de la moisson.
« Les bois sont devenus rares -, on l’attribue à« la fureur des défrichemens ; les forêts ne sontv plus que de vastes gangues ; ( il les nomme ).
Les uns et les autres font observer que le Gard