( 110 )
ce Gouvernement, pourtant, il y avoit déjà dessa vans, membres de l’Institut ■ et la disgrâce quiaffligea tant Racine, n’étoit plus à craindre. Quoi-qu’il en soit, le cours de la destruction des forêtscontinua partout avec la même activité.
La Convention, cependant, frappée ou impor-tunée des cris sur la dévastation des bois, daignasuspendre un instant le cours de ses autres des-tructions , pour confier provisoirement l’adminis-tration des forêts, à la Régie de l’enregistrement,dont les agens remplacèrent à la fois, et les grands-maîtres et les conservateurs des eaux et forêts ;des remises furent accordées aux agens de la Régie,sur les produits ; leur bénéfice étant en raison dunombre des arbres et desarpens qu’ils feroientexploiter, on doit penser quel fut le sort descoupes et des anticipations de toute espèce.
Aux mois de fructidor de l’an 4 et dé floréalan 5, la Convention entendit des rapports et desprojets de loi sur une organisation forestière -, lesmotifs et les détails en appartiennent essentielle-ment à la question que je traite.
Le rapport en fut fait par un homme ins-truit , offrons - eir quelques pensées ; elles frap-pent à la fois le cœur et l’esprit en faveur de lapostérité.
« Le sort des forêts est dans nos mains-
« Jamais instant ne fut plus favorable pour faire