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ÎDans le Midi, le camp de Jalès donnoit dé$inquiétudes ; un autre général qui y comntandoit,proposa également dé mettre le feu à tous les boiset forets, où se retiroient les royalistes et lesaristocrates; il fut répondu, le croira-t-on?« Cet expédient est fâcheux, mais cependant on«s’en rapporte au général, puisqu’il regarde ce« moyen, comme un des ressorts poli tiques à tm-« ployer contre les brigands ». Lé sort des em-pires, en guerre, ile tient donc a rien.
Consterné par ces deux propositions et pat cetteréponse, qui pouvoient changer tout-à-coup endéserts, deux grandes contrées, où les arbres sontessentiellement utiles contre la violence des ventsde mer, et dans le Midi surtout, contre les âiitanset l’ardeur du climat et contre les sécheresses,je composai un premier mémoire, sur les abus desdéfrieliemens et sur la rapide destruction des bois;je me hâtai de le lire à la clàsSe des sciencesph3'siqües de l’Institut national dont je faisois alorspartie comme membre non-résident ■ il me parutqu’on l’avoit entendu avec intérêt, puisqu’il futarrêté qu’il seroit inséré dans les mémoires ducorps ; mais je n’ai pas su, si on avoit fait ce que jedesirois le plus, l’envoi au Gouvernement, de monmémoire, avec la manifestation de l’opinion de laclasse sur les abus et les dangers dés défrieliemensdes montagnes et de la destruction des bois ; dans
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