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QUATRIEME EPOQUE.Jj ère consulaire et impériale.
Xje titre que je donne à cette époque, n’est nïambitieux, ni affecté ; il est de simple vérité his-torique , car quelque chose qu’il arrive, cettepériode politique sera une ère mémorable dansle monde entier; puisque le monde entier y a prispart, ou en a eu connoissance.
L’institution d’un directoire exécutif, sous l’in-^fluenoe immédiate d’un corps législatif divisé endeux chambres, n’avoit encore été qu’une théoriephilosophique; elle nous a hautement démontrédu moins que la seule philosophie et que lesphilosophes surtout, qui ont vécu étrangersaux grandes affaires sociales et politiques, nevalent rien pour gouverner, au moins dans lavieille Europe, trop corrompue par tous lesvices de la civilisation , et dans laquelle ap-paroissent, si rarement aujourd’hui, les grandesvertus qui font exclusivement bien mériter de laPatrie et de la liberté.