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chaque année, et avec une sorte de fierté de sahaute sagesse dans Fadministration des forets, unchapitre de recettes toujours progressives -, cesrecettes , tristes effets des anticipations , de larareté et delà cherté excessive du bois, étoientaccueillies avec reconnoissance, si ce n’est memeavec admiration j mais hélas ! sur ce point, leschiffres d’un ministre des finances, sont en raisondirecte du nombre des cognées.
On s’étonne toujours, quand on considère sanspassion et sans participation d’intérêt, le but oula fin d’une détermination du Gouvernement, queFadministration et les ventes des forêts, aient puêtre attribuées à un ministre des finances qui estsans cesse poursuivi par les besoins d’argent, à unministre que toutes les autres parties du Gouver-nement et les chefs d’armées sollicitent et tour-mentent pour être payés, à un ministre qui nepeut se soutenir et prospérer, qu’en pressant toutesles éponges mises à sa disposition, et en multi-pliant les chablis de toutes les sortes -, si ce n’étoitencore qu’une bizarrerie, mais c’est une cruellefatalité qui frappe et atteint déjà les siècles à venir.
Trois ans du consulat s’étoient écoulés, sansqu’il fût question d’eaux et de forêts ; il étoit bienfacile pourtant, avec un conseil d’État si enclin àcréer des Codes, de commencer par le plus néces-saire, par un Code rural, ou du moins de procéder.