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ressort politique à employer contre les émigrés;facile à permettre dos radiations et des rentrées ,il fut long-temps rebelle à toute proposition derestitution de bois, parce qu’il vonloit, disoit-il,forcer les émigrés à être paisibles, faute de moyensde fortune ,• il-y auroit donc de l'injustice à l’ac-cuser ici d’avoir méconnu la voix de la Franceentière sur le sort des forets ; mais on n’est pointporté à user de la meme indulgence envers sesministres des finances et de l’intérieur, qui nepouvaient ignorer, s’ils lisoient les lettres despréfets, le sort des bois et leur active dévastation ;je dirai plus, c’est que l’un et l’autre s’attachoientà réprimer ou à faire casser des arrêtés de régle-ment des préfets qui prenoient quelques petitesinitiatives de conservation ou d’amélioration.
Les présidens de sections du conseil d’état pourles finances et l’intérieur , sorte de ministres am-phibies, ne considéroient, d’autre part, les boiset les forêts, que comme des ressources en finances;et on ne peut en donner une plus grande et plusforte preuve, que le silence de tous, pendant quinzeannées, sur le sort de cette partie si précieuse dela fortune publique ; les avis, cependant, ne leurmanquoient pas, soit par les arrêtés des meilleurset plus sages préfets, soit par les statistiques im-primées qui leur étoient distribuées.
Le ministre des finances, de son côté, opposoifc