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détérioration dn sol de tous les coteaux, autrefoisboisés, et dont, depuis les défriche rens, la terreentraînéeparles eaux, dans les vallées etles torrens,laisse le tuf et le roc à découvert; les inondationsetles engravemens des plaines par les déborde-mens, la fréquence des orages destructeurs desrécoltes, l'aridité des saisons, le tarissement dessources, l’intempérie du climat, la disette enfindu bois nécessaire aux besoins journaliers, auxfabriques,à l’arcliitccture et à la marine, sont les con-séquences trop réelles de la destruction des boiset de forets....
« Les montagnes et les collines du terril oi rc de Ma r-seillé étoient autrefoisricbcmentpeuplées de bois...elles n’offrent plus que l’aspect de l'aridité du sol ».
«Depuis long-temps notre climat est totalementchangé ; nos hivers sont plus rigoureux, nos étésplus secs et plus brùlaus , et nous sommes presquetoujours privés des pluies bienfaisantes du prin-tems et de l’automne, si nécessaires à la végétationdans notre sol aride.
« C’est depuis les défricliemens.... que notreclimat est devenu si ingrat et notre sol si infertile*
« Qu’avons-nous gagné à dévaster ainsi les bois’dont la bienfaisante influence tempéroit la ri-gueur des hivers et rafraîcliissoit la séche-resse des étés ?
« La rivière d’Uvcaune qui coule à l’est cl à
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