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tout simple, peut-on dire, que Colbert ayant i8o5.besoin de hautes fulaies pour Ja n a ine , que Réau-mur, Buffon et I! ozier frapp *s de quelques de-sordres physiques, que les sociétés ! agriculturedes provinces, échos des systèmes nés dans la ca-pitale, et que des préfets enfin , cédant à leurs dis-sertations scientifiques, aient imputé aux abus desdéfrichemens et a la disparition de quelques forets,des excès dans les climats, dans la température et
les saisons ;. c’est donc pour combattre ces
préventions,trop communes peut-être, que je vaisoffrir de nouvelles preuves qui , pour être indi-rectes , n’en ont que plus de forces.
On sait que sous le dernier gouvernement, il aété question de faire une statistique générale ,• tousles préfets furent appelés et même pressés de s’ylivrer ; tous y travaillèrent avec zèle , et ils dé-voient croire par les invitations, quelquefois im-périeuses , que le ministre attachoit la plus hauteimportance à ce travail économique ■ les premièresqui ont paru ne sont peut-être pas les meilleures,car il est difficile d’impi’oviser sur tant de sujetsd’agriculture , de commerce , d’industrie, desciences et de mœurs; mais le ministre, ou quel-qu’agent sous son nom , faisoit presser l’envoi dechaque statistique qu’on faisoit imprimer ; cettepublicité, imposoit donc aux préfets qui met-toient du prix à bien composer leur statistique,