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à soutenir le rang qu’ils avoient, acquis dans l’o-pinion , ou à eu faire une qui fixât l’œil du maître,car il est. juste de comeuir qu'il se fàisoit rendrecompte de tout.
Un autre motif non moins important, concernoit•le departement meme qu’on admiuistroit, il e'toitsage et prudent aussi, de ne rien exagérer en pro-duits et en ressources, - il y avoit beaucoup decirconspection à prendre, pour signaler desabus,car ceux qui en profiloient ou qui les toléroient,emeussent conçu des liaines ou des vengeances.
Quoique les préfets ne lussent point soumis dansl’exercice de leurs fonctions, aux conseils générauxannuels , tous néanmoins se faisoient un devoir, etj’ose le dire, tous éprouvoient de la satisfaction àse concerter avec eux pour les intérêts de leursadministrés, et c’est à ce concours , animé par desvues sages et sincères, qu’il faut attribuer unegrande partie du bien que les préfets ont pu faire.
On doit donc considérer le plus grand nombredes statistiques , comme des témoignages authen-tiques de V état au vrai des départemeus de la F ranceà cette époque ; il en est même dans le nombrequi sont de vrais modèles, pour l’ordre des chosesd’économie publique ; il en est d’autres dont l’his-toire, pour des faits singuliers et surtout pour lesmœurs, peut et doit profiter ; il en est enfin dontles vues sages, les connoissances et le style élèvent