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On y dit (page 10) « que les plus grands arbres i8o4-des montagnes n’ont pu baisser leur élévation qued’environ trente mètres ; que l’efFet, par consé-quent, a dû en être insensible ; que l’abri est restésensiblement le meme, que le climat a conservéla même température qu’il avoit au commencementdu siècle, et que la neige y est aussi rare.
Il avoue immédiatement après, qu’en 1791 et enl’an 5 le thermomètre y est descendu jusqu’à septdegrés et demi au-dessous de zéro.
A la même page 1 5 ; il dit « que dans les paysde plaine, l’abattis d’une vaste îovèx, change subi-tement la température , et que l’abri disparoît.
11 nie l’eiïet des abris des montagnes garnies dede bois, et il dit « quelle ouverture sensible peutse former par leur chute? autant, continue-t-il,vaudroit il soutenir, qu’un couronnement de quel-ques centimètres dans les cimes des arbres, détruitleur force de résistance à la communication desmouvemens de l’atmosphère ; la destruction desforêts n’a donc pu refroidir le climat du dépar-tement du Var pendant l’hiver; elle a même pro-duit le contraire, l’intensité de la chaleur durantcette saison ; selon lui, les forêts s’opposent anréchauffement de la terre, et les arbres sont depuissans conducteurs de calorique; ils le soutirentde la terre pour le répandre dans l’atmosphère :tandis que les terres et les rochers nus en inter-