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1804., des pics élèves, où sont amoncelées des glaces éter-nelles.— L’hiver dure long-temps. — La tempe -ture varie dans... la même journée ; la grêle me-nace jusqu’à l’instant de la moisson j p. 2.
(t Les torrents sillonnent les flancs des monta-gnes... au moindre orage ils grossissent - ils gron-dent comme la foudre, roulent des rochers et ren-versent tout; ils menacent les villes et villages , etcouvrent les environs de ruines et de débris, p. 5 .
<( Si on eût agréé (le ministre de l’intérieur),la proposition d’une compagnie àeJuifs qui s’en-gageait à encaisser la Durance, on eût conservé,dans le département des Hautes-Alpes , soixantemille ares des meilleures terres labourables.
« Je commis des villages, dit M. le préfet, qui,depuis peu, ont perdu la presque totalité de leurterritoire. »
Qu’on s’appesantisse donc enfin sur le fatalsystème qui fait tout juger à Paris, même les tor-rens des Alpes.
« La plupart des montagnes étoient, il n’y a pas-très-long-temps, couvertes de belles forêts-, aujour-d’hui leurs sommets ne présentent qu’une nuditéaffligeante,que des rocs décharnés et stériles... par-tout on a défriché sur le penchant des montagnes ;des ravins profonds les sillonnent ; les Lorrens seprécipitent avec fureur, ils entraînent avec euxles terres végétales ; ils inondent et encombrent