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usines qui constituent le commerce, l'industrie etla richesse de la nation française.
Pourtant,avant d’aborder ces matières, je veuxme mettre en sau ve-garde contre des réflexions, déjàfaites peut-être par quelques lecteurs, sur l’exagéra-tion des appréhensions d'une disette prochaine debois; j’ai à craindre encore des sceptiques, dans laclasse de ceux qui font consister toute la prospé-rité d’un.état, dans la splendeur de ses villes cl desa capitale, et qui, n’ayant et ne voulant avoirpour point de mire que la. fortune, n’attachentaucune importance, à ce quisejfailhors de ces en-ceintes.
Je ne veux pas non plus passer pour un pro-phète de malheurs : mais je désire faire arrêter ladévastation des forêts, et faire, déterminer leurconservation et leur repeuplement, en recouranttout simplement, aux principesphysiques indiquéspar la nature et à la science positive delà physiquevégétale ;je désire établir, sur des bases incontes-tables, toutes les corrélations physiques, adminis-tratives et économiques qui résultent des eaux et desforêts, et qui constituent la prospérité d’un roy aumeagricole.
Je sens fort bien qu’il est impossible que laF rance devienne, en quatre ou cinq générations ,un désert, comme la BabyIonie, la Phénicie ou laPalestine , ni comme la Grèce actuelle, car plu-