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tre partie j et, s’il y a aujourd’hui plus de grandesdécouvertes, plus de méthodes brillantes et de no-menclatures scientifiques, qu’il y a cinquante ans, iln’est pas moins certain, que la science physique et samarche sont en défaut, pour les grandes applica-tions du règne végétal, à l’ordre des divers mé-téores et de l’atmosphère j c’est une science au sur-plus qu’on ne peut bien posséder et enseigner,qu’après l’avoir étudiée et observée sur différonspoints du théâtre meme de la nature, pourlaquellela théorie ne conduit, qu’à des conjectures fau-tives, et pour laquelle il faut souvent aussi s’éloi-du tapis vert de l’Académie,
Nous comptons des Bonnet, des Jussieu, desSaussure et desBuffon, mais il n’y a encore que Duha-mel, RozicretRogerScliabol, quise soient occupésdes applications de la physique, à l’agronomie.
C’est un grand malheur, que dans la carrièrecomposée des sciences, il n’y ait point eu de phy-siciens célèbres qui aient été en même-temps agro-nomes ; il est de fait, meme, que les savans,proprement dit, n’ont pas fait plus de cas de l’agro-nomie , que les grands littérateurs, qui, osent àpeine encore nommer dans leur style , certainsquadrupèdes et certaines choses rurales.
On a fait sans doute beaucoup d’expériencesdans la capitale , niais tantôt sur des arbustes,souvent exotiques, et tantôt sur de simples ru-