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Si la lumière tend sans cesse à corrompre ou àalte'rer l'air pur, c’cst par les végétaux que sapureté se rétablit.
Dans les champs, des massifs de grands arbresassainissent l’air qui se dégage d'un marais, et lesarbres y prospèrent plus qu’ailleurs ; tels nous lesvoyons acquérir de grands développemens, autourdes fumiers des fermes; et sans de tels a gens puri-ficateurs ^ Pair inflammable qui en Sort., feroit. lan-guir ou périr le malheureux cultivateur qui s’obstinepartout, càvivre auprès decesdépôts en fermentation.
L’analyse végétale, au surplus, a prouvé que lesplantes ont des rapports déterminés avec la terre ,l’eau, l’air et la lumière, comme il est égalementprouvé, que le calorique modifie tous les corps, enraison des qualités de ses affinités.
L’action des végétaux devant être nécessaire-ment, en raison de la hauteur, de la grosseur, dela ramification et des masses, il en résulte que leurinfluence sur Pair atmosphérique, et que celles dePair atmosphérique sur les végétaux, doivent êtredans des quantités proportionnelles et respectives,partout où il y a beaucoup de végéta ui élevés ettouffus; or, puisqu’on est convenu du principe,que les arbres se chargent de l’feàtt que l’air adissoute, qu’ils en expirent la surabondance quièst immenie, ét puisque par ce mécanisme admi-rable , le carbone et l’acide carbonique sont com-.