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binés de manière, que l’air qui nous environne, enest purifié, il doit donc rester pour constant, qu’ily a relativement et proportioncllement plus d’hu-midité dans l’air et dans la terre, et en même-temps, plus de salubrité dans les lieux où se trou-vent des masses de grands végétaux, que dans lescontrées qui en sont dépourvues ; on ne peut, ceme semble , raisonnablement nier de telles con-séquences.
Franklin écrivoit à Priestley, en 177g, « queles végétaux aient le pouvoir de rétablir l’air quia été corrompu par les animaux, c’est un systèmequi me paraît raisonnable et parfaitement d’accord
avec les antres lois de la nature.J’espère donc
qu’on mettra des bornes à la fureur qu’on a, d’âr-raclier les arbres, et que cela détruira le préjugéoù l’on est, que leur voisinage est contraire à lasanté.
« Je suis assuré, par une longue observation,que l’air des bois n’a rien de malsain, car nousautres Américains, avons partout nos maisons decampagne au milieu des bois, et il n’est aucunpeuple sur la terre qui soit d’une meilleure santéqne nous, ni qui soit plus prolifique, etc. »
Tels étoient et tels pensoient autrefois nos an-icêtres, les Gaulois, dont on repousse le nom etjusqu'à leurs sciences d’observations; leur culte,leurs lois et leurs mœurs le prouvent, pour tous