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quable, que les arbres à pivots gèlent beaucoupmoins que les arbres plantés ; mais puisque la terreabsorbe et conserve de la chaleur, et puisqu’elleen exhale incontestablement, c’est donc altérerl’ordre physique dans ses causes, que de fairedisparoître aussi imprudemment, tant de masses detêtes de végétaux qui, selon les principes avoués,sont les meilleurs conducteurs de la chaleur etdu fluide électrique de l’atmosphère.
J’ai principalement en vue, dans cette observa-tion , de convaincre que les pays bien boisés sontet plus frais en été, et moins froids en hiver ; pourl’été, la fraîcheur est sans doute plutôt due à l’é-vaporation qu’à toute autre cause ; quant à l’hiver,il faut bien recourir aux réserves de chaleur faitespendant l’été, et si cette raison, pouvoit ne pas sa-tisfaire, je dirois : Il est constant du moins, par tellecause que ce soit, qu’il fait plus froid à Châlons-sur Marne, entouré de plaines découvertes, qu’àFontainebleau, entouré d’une grande forêt.
Puisque nous venons de fixer l’attention sur lachaleur propre des grands végétaux, il convientde dire un mot de leur action dans le fluide élec-trique, et jeme fixe àl’idée du respectable de Saus-sure; il dit, que les diverses parties des végétauxqui sont par elles-mêmes , d’excellens conducteursde l’électricité, ont des points propres à soutirerle fluide électrique; observant avec justesse, que