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ônt porté la peine de mort contre de pareils délits;et l’empereur Yve, en Chine, d’après tous les his-toriens , n’eût pas fait une loi d’état pour garnird’arbres les parties élevées de son vaste empire.
Mais admettons que les montagnes qui sontchauves , suffisent pour former des abris ■ on nepourra nier du moins, que ces abris en sont di-minués de toute la hauteur qu’avoient les arbres :et c’est déjà une grande perte réelle, si ce n’est unattentat envers la nature qui a manifesté sa pré-voyance pour tous les âges et pour la conservationpropre de son harmonie et de ses lois sur le globe.Agir en sens contraire , ce n’est pas seulement ungrand mal, c’est en quelque sorte un crime delèze-majesté divine.
Quand il s’agit de physique et de météorologie,malgré tous les systèmes ultérieurs, on est presqueinvinciblement porté à préférer l’opinion simple,sage et si vraie du docte Franklin. Il est auxphysiciens modernes ce que Homère est auxpoètes, ou Montaigne aux philosophes'.
Cegrand homme, digne interprète de la nature,dans ses observations sur l’électricité, attribue ausoleil, le feu commun que tiennent toutes les vapeursqui s’élèvent des mers et de la terre ; et il fait unejuste différence entre celles qui s’élèvent des con-tinens ou des mers • celles des eaux douces, desvégétaux vivons , delà terre humide, déposent