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fluide électrique ; ainsi, fort du témoignage ducélèbre Franklin, nous n’hésitons pas à dire et àsoutenir, que les arbres des sommets des monts ,indépendamment du sol qu’ils élèvent, serventencore d’abris utiles, de môme qu’on leur doitpartout les plus heureuses combinaisons du calo-rique, les pluies et les rosées les plus opportunes,comme la vivification et la purification de l’air quenous respirons.
s. VII.
Des vents. \
L’action des vents est une question inhérenteà celle des bois, et nous allons tâcher de la faireressortir dans toute sa force, relativement auxproductions des champs; nous nous attacheronsd’abord à ce que dit M. Lamarck, sur l’air atmos-phérique et sur les vents; cet académicien a peut-être un peu trop exagéré et scientifié son systèmemétéorologique, ce qu’il n’eùt pas fait, s’il eût étéplus familier avec l’agronomie ; mais il n’en a pasmoins de droits à la reconnoissance de tous lesvrais agronomes par ses observations, par ses con-jectures et surtout par ses intentions.
Il considère l’atmosphère terrestre comme uneenveloppe fluide qui environne de toutes parts le