( 222 )
globe que nous habitons ,• ce fluide est ce qu’onnomme air atmosphérique ; il lui donne quinze àdix-huit, lieues d’épaisseur ; la densité en est d’au-tant plus grande, qu’elle s’approche de la terre;c’est, dit-il, dans cette dernière partie , que seforment les nuages et les vents, et tous les météoresaériens ou aqueux qui troublent si souvent l’ordreou la sérénité de l’atmosphère.
La couche inférieure étant plus échauffée , elleattire conséquemment plus l’action des météores ,et il fait observer , avec beaucoup de raison, queles effets des météores varient ou changent, enraison d’une atmosphère qui domine de hautesmontagnes.
Cet ordre naturel des choses est plus ou moinsdérangé par l’effet de divers courans d’air, desvents qui introduisent des masses d’air d’unetempérature tout à fait différente et quelquefoisextrême; c’est alors que l’atmosphère offre desnuages abondans desquels sortent des pluies.
Les raréfactions de l’air qui se forment au-dessusdes terreins nus et secs, sont, continue-t-il, infi-niment plus grandes,que celles que la lumière opèreau-dessus des eaux, et les nuages en sont plus lé-gers; les déplacemens de l’air se portept principa-lement à la partie inférieure, et c’est ce qui cons-titue les vents.
11 y a, dit-il encore, des vents généraux ou par-