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même quand la température est au point de lacongélation ', cet arbre souffre ou périt ; l’explica-tion qu’il en donne, fondée sur une -vive et prompteévaporation, ne fait doute nulle part, ni dans au-cun livre.
Un observateur météolorogiste enProvence, dit,qu’à Vaucluse, à Bédouin , à Carpentras, etc.,les gelées blanches ne sont funestes, que par leventdunord et, quand le soleil apparoît dans toutson éclat.
Voici au surplus deux faits très-remarquableset décisifs; j’ai pris note de l’un, et M. Lamarckfait connoître l’autre.
Le 27 prairéal an IX , les vignes gelèrent aux en-virons de Paris, le lendemain dans la basse Bour-gogne, et le 5 o dans la Côte-d’Or.
Dans l’an X, selon M. Lamarck, il y eut, àBruxelles, une forte gelée le 24 floréal, le 25 à Paris,le 26 à Besançon et le 27 à Montpellier ; ainsi doncla propagation de ce météore a employé soixante-douze heures à traverser la France du nord au sud.
Combien il seroit utile de commander, de faireexécuter et de publier chaque année de telles ob-servations ; mais il nous faudroit un départementd’agriculture, et nous sommes loin d’en avoir un.
Nous avons vu dans les statistiques du midi queles corps savans, les magistrats et les agronomesattribuoient unanimement les désastres des iné-