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à faire des déserts, c’est pi'écisément la partie dela France qui est la plus déboisée ;
Iraius sylvam àevexit arator et nemoraEruit. Virg.
c’est par suite d e tous ces défrichemens , que nosbelles et riches contrées du midi sont livrées àtoutes les fureurs et à tous les hasards des aquilonset des météores, (Voyez les faits).
Dans tous les temps, sans doute, les vents ontcausé de grands dommages ; mais il est de faitqu’ils n’ont jamais été, ni aussi fréquens ni aussid ésastreux; nous venons d’établir que les plus tempé-teux, occupoient constammentla région inférieure;dans ce cas, les forêts sont donc utiles pour enmodérer et même en amortir le cours ou les élans;ces vents sont devenus tels dans le midi, que lecultivateur, à certains signes de leur approche ,se tient en garde contre leur violence, toujourssuivie de quelques grands désastres.
Les météorologistes et les agronomes en ontcalculé la vitesse ; ils ont trouvé que le circius ,(la bise, ou le temps-dré) parcouroit cent-soixante àeent-soixante-dix mètres par minutes ; il donne auRhône une rapidité dangereuse pour les nauto-niers et les riverains, et il déracine les plus grosarbres ; les vents du nord , d’ailleurs, produisent