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les memes effets sur les turrens, sur les arbres etles plaines; toutes les voix enfin s’accordent à seplaindre, d’une fréquence presque habituelle desvents et des ouragans ; n’est-on donc pas fondéà attribuer leur force et leur vitesse à la dispari-tion des bois , ou en d’autres termes, s’il y avoitdans leurs courses des masses de bois, des lignesd’arbres et meme d’arbustes , seroient-ils aussiviolents et aussi funestes?
Tuque adeo sylvarn rapidis opponere vernis
Sis memor, ut franganl ventorum verbera rami.
Prœd. Rustic. Van.
Nous avons dit à l’instant, que les vents acquer-roient une plus forte accélération à la rencontred’une montagne ; ce fait étant constant et noncontesté, il en résulte qu’on commet une grandefaute physique et administrative dans les versansdes monts du midi, quand on y détruit les boisqui garnissent les doubles pentes d’une vallée oud’une anfractuositédansla chaîne d’une montagne,et 011 ils servent à réunir, sans solution de conti-nuité, les massifs qui existent sur chaque sommet,se correspondant.
Si dans une telle position, il n’y a point d’arbres,il est évident qu’un vent fort et impétueux quifrappe une montagne qui le domine en hauteur,