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la conservation des bois ; mais qui donc a parlé deles détruire ? l’affectation, la vente meme n’auroitpas cet effet ■ ils seroient conservés par les acqué-reurs, non par des motifs d’intérêt public, maispar leur propre intérêt.... » Jamais les plantationsde ce genre, n’ont été aussi multipliées en France,que depuis vingt-cinq ans; et, si l’on veut être debonne foi, ce n’est pas à ce point que tient la dif-ficulté ; l’affectation des bois de l’état e'prouveroitpeu de contradiction, si parmi ces bois, il ne s’entrouvoit qui ont appartenu au clergé; c’est-là ques’appuie la résistance ».
Réponse.
Je crois avoir déjà bien répondu à ces motifs ,par le seul récit des faits ; et je pourrois me borner àl’opposer comme un contraire positif; mais il con-vient de rentrer dans la question, et de s’attacherà celle de l’aliénation qui d’ailleurs , est tout-à-fait nouvelle dans notre législation d’état; lenom et le fait de Charlemagne ne sont ni heureuxni applicables, car d’une part, il s’agit des herbesde son potager, et de l’autre, il a rendu des ca-pitulaires contre les défricliemens des bois ; il nes’agit pas davantage de la poétique des druides,mais il s’agit de savoir si, dans les temps présens,