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intérêts privés, tous essentiellement avides, le soinde conserver les plus grands et les plus chers inté-rêts publics.
La société d’agriculture d’ailleurs avoit mal en-visagé sa proposition d’aliénation, dans le sens lé-gal de la transmission de la propriété par un con-trat ; car les conditions qu’elle imposoit n’en fai-soient plus un contrat de vente selon le droit , maisseulement, un simple acte d’usufruit.
L’Assemblée constituante aussi se garda bien d’im-poser de telles obligations, car elle n’eùt pas trouvéd’acquéreurs; et encore qu’est-il arrivé? c’est quenonobstant toute l’investiture nationale et illimitée,les acquéreurs ont voulu en outre et partout, con-solider les ventes qui leur étoient laites des bienset des bois nationaux, en les livrant aux défriche-mens et en dénaturant partout ailleurs les biens-fonds qui se ti’ouvoient garnis d’arbres ou de plan-tations.
Si on opposoit donc l’avis délibéré de la sociétéd’agriculture de Paris, nous opposerions à notretour ses restrictions, qui, dans tous les temps, équi-vaudront à une inaliénation.
On avoit proposé également en 1788, de vendreet de morceler les forêts , mais les auteurs de ceprojet soumettoient les acquéreurs à fournir uncautionnement, pour la garantie de la conservationen nature de bois; ce projet vint se perdre dans