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dages impunis , la jetteraient dans le repentirde sa proposition, et dans la consternation pourl’avenir.
On ne peut reprocher sans doute à la sociétéRoyale, d’avoir partagé l’entliousiasme publie; elleavoit jugé la révolution, comme le miracle le plusheureux qui pût jamais arriver à une nation agri-cole, que les lois anciennes, le droit, les coutu-mes etles fatales jurisprudences baillagères encliaî-noientaux pieds delà féodalité ; on doit donc moinss’étonner de ce grand enthousiasme, pourunordrede choses qui fortifioit le trône, et promeltoit defaire du royaume de France , le plus riche et leplus puissant de toute l’Europe ; mais elle s’estaussi laissée éblouir et égarer ; elle n’a pas consi-déré la révolution sous ses vrais rapports. Avecplus de reflexions et de sagesse, elle aurait jugéqu’il doity avoir dans la haute économie politique,comme dans les sanctuaires des grandes religions,une arche ou un trésor de réserve dont l’accès oula jouissance doivent être sacrés, même pour leprince ou le grand pontife , parceque le salut dupeuple en dépend; or, dès que les forêts nationalesétoient si essentiellement nécessaires, de l’aveu decette société même, à l’existence du corps social,il devenoit bien facile à voir, en partant de sesmotifs mêmes, que l’aliénation des forêts, étoit aumoins une grande erreur, en ce qu’on laissoit à des