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d’une grande dette publique, pour le sort finan-cier de la France, la masse de nos forets peut etdoit être préservée de toute aliénation, memedans l’intérêt du crédit public, et plus encore peut-être, dans l’intérêt des créanciers de l’état.
Quelqu’immenses que puissent être en nombreles titres de créances sur l’état, il est très possible,avec du zèle, de l’ordre et le sentiment du bien,d’en reconnoître la justice et la réalité.
11 faudroit convenir d’un système de classifica-tion, et d’après lequel on rejetteroit ceux qui nesont pas fondés, et on renverroit à un comité con-tentieux, ceux qui laisseroient des doutes; celte re-connoissance est indispensable , mais elle est en-core à faire.
Dans le cas où se trouve le Gouvernement, laconduite de ses agens ne peut être autre que cellequi s’établit, dans le dérangement des affaires d’unparticulier; on y introduit un ordre auquel prési-dent des créanciers élus ; la collocation la plus ri-goureusement juste, se fait et elle devient même larègle des officiers de la justice.
Cet ordre constitué, connu et publié, les rem-boursemens se font ensuite en raison des ressourceset des circonstances; et dans ce cas, de la part duGouvernement, ( quand il ne s’agit pas d’un ser-vice courant), il n’y a pas plus de griefs ou d’in-justices de sa part, à ne payer que les intérêts,