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que delà part d’un particulier; et d’ailleurs, quandles interets, là, comme là, sont assurés, les créan-ciers troiivt nt facilement à nr'gocierleuis capitaux.
Dans l’hypothèse d’un dette immense,l’état seraincomparablement plus riche, et jouira d’un créditbien plus favorable, s’il garde ses forets, et s’il seborne seulement à les affecter comme GAGE aupaiement des intérêts ; car c’est ici le lieu de nepas dissimuler une trop réelle et déplorable vérité,c’est que tous les acquéreurs des bois nationauxet royaux qui ont eu à payer en valeur métalli-que, n’ont jamais acheté qu’en raison de la valeurde la superficie; c’est donc déjà une opérationdoublement ruineuse et conséquemment nuisibleaux créanciers de l’état, et meme aux financiersqui veulent sincèrement un crédit public.
11 n’est point indifférent, comme semblent lecroire certaines personnes, qu’un grand état agri-cole ait un grand gage foncier-, avec un tel gage,il est toujours riche en crédit ; il peut faire desemprunts; nulle catastrophe ne peut le boulever-ser, et les forets sont un gage par excellence, parcequ’il a intérêt de les conserver, et de les bien amé-nager, pareeque lui seul enfin peut attendre, ets’interdire les anticipations. Si je pense ainsi pourles forêts, je suis' d’un avis bien contraire pour tousautres gages fonciers, tels que des fermes, desusi-nes , et des ateliers, qui exigeroient des régies, car