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)a dévastation des forets et les immenses défriche-mens, ont déjà détruit le juste équilibre voulu parla nature, entre les eaux, les forêts et l’air atmos-phérique ■ et que de cet équilibre, dépendent évi-demment les succès des récoltes, la températureassortie au climat, la salubrité, la navigation inté-rieure, le commerce et l’industrie.
Je conçois que cette grande raison sans cesse oppo-sée, doitvivementimportiincr ceux qui n’apportentaucune espèce de malice, ni de spéculations privées,à la question de l’aliénation des bois : comme ceuxqui ne voient dans cet expédient, que des pro-priétaires très-soigneux de conserver leurs acqui-sitions, comme leur patrimoine , et dans la mêmenature de production, et qui, sur la foi de leurs pa-trons respectifs , y voient en outre la libération descharges et le crédit public -, mais je ne me lasseraipas moi-même, de leur faire observer, que vingt-deux magistrats présidés par Guillaume de Lamoi-gnon, et que le plus grand de nos ministres, Colbert,ont jugé, il y a cent cinquante ans, qu’il n’y avaitpas assezde boisenFrance pour toutes les nécessitésde ta vie ; et que tous les bois existans, c* ux méfiesquiappartenoient aux particuliers, afin d’en mieuxsurveiller l’existence etlaprospérité, ont été soumisàun régime spécial, et à de^magistras spéciaux.
Le régent tant calomnié, et Louis XV qu’on abeaucoup trop vaguement accusé de préférer le»
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