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que l’effet d’une petite rallc de guerre , et unelégère égratignure de nos amis, les Anglais, encomparaison du sac général des forcis , par desarmées de plus d’un million d’hommes, depuis laMeuse et le Rhin , jusqu’aux contrées de l’Ouest etdes Pyrénées, et pendant plus de vingt-cinq ans,ne les éclaire pas meme encore !
Ecoutez tous ces gens heureux, et conséquem-ment philosophes; tous vous disent, avec l’assu-surauce de l’ironie :
« Depuis trente ans, on nous fatigue de plainteset d’écrits sur la destruction des forets, on répètela vieille prédiction que la France, périra faute debois ; on en a beaucoup coupé dans la révolution, etavec tout cela, nos chantiers se regarnissent tous lesans ; on bâtit des maisons, des fermes, des ponts, desédifices publics et partout, il y a des bois à vendre.»
Un d’entre eux me disoit, avec l’accent de lapitié, pour la raison humaine actuelle; « il j aencore des gens qui ont le fanatisme du chêne ! »
Un ancien sénateur, toujours en scène, toujoursheureux et digue d'un conclave , importune' dequelques vives représentations de ma part, en 181contre l’aliénation des bois, me répondit avec hu-meur, que la conservation desboisétoitun sy stèmed’économistes, dont on se moquoit partout ; j’igno-rois qu’il avoit fait de leur venter, un projet definances, etc.