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§. XI.
Des influences de la centralisation de l adminis-tration.
C’estun grand malheur pour l'administration des.provinces , que le résultat des derniers étals-géné-raux , ait été d’avoir fait établir à Paris qui est àquarante lieues de la Manche, le centre de toutes'les opérations et de tous les intérêts des contréesqui en sont éloignées de cent et deux cents lieues ;on avoit pensé, d’abord, que des députés envoyésde tous les départemens, pourroient éclairer surtoutes les localités -, mais une triste expérience devingt-huit années , a bien démontré que la penséepremière a été constamment écartée,- car dès leprincipe, de phases en phases, et, comme si on étoitentraîné par une aftinilé parisienne, on a jugédans toutes les assemblées, des intérêts de la Pro-vence et de la Guiennc, comme de ceux de la Nor-mandie et de la Franche-Comté -, et je ne saismeme si, dans ce moment, par suite de cette tra-dition, il n’y a pas un système dominant, qui,dans ce cas, subordonne tout à Y opinion indivi-duelle.
Cette centralisation sans doute, a été un grandacte de sagesse , en tant qu’elle touche , l'exercice