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des droits civils et politiques, et sous ce rapport,c’est avoir donne' plus de force au trône et à la loi;c’est avoir encore anéanti, dans son essence, legerme des guerres civiles ; c’est en un mot avoircréé une seule et grande nation dans la balancegénérale politique ; mais en meme temps , je diraique cette centralisation, quand il s’agit de simpleadministration, a été une calamité, puisqu’ellelaisse les plus grands et les plus cliers intérêts desprovinces, à la merci d’une bureaucratie, qui nepeut les connoître ni les apprécier.
N’avons-nous pas vu, naguère, dejeunes audi-teurs imberbes, en vertu de leur titre seul, re-jeter des demandes que réclamoit tout un dé-partement,et qu’avoient motivées, la société d’agri-culture, le conseil général, le préfet, et souvent leministre compétent ; cet ordre de centralisation ,sur lequel il y auroit tant de faits insolens et in-justes à citer, doit changer dans ses élémens, parcequ’il ne tend à rien moins, qu’à de continuels dénisde justice; et il faut bien se garder d’en trouver leremède dans les sollicitations privées de MM. lesDéputés, dont la présence , au surplus, n’est quede quelques mois dans la capitale.
Eh! laissons les magistrats élus, ou nommés,suivre dans les départemens, sous l’empire des loiset du monarque, tous les erremeus de l’adminis-tration des biens de la terre ; laissons-les s’imposer