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bLcfuc de Venise, sur le fait des forêts,- ce rappelm’est suggéré par l’opinion d’un homme qui, seule,vaut mieux que l’avis de toute une academie, com-pose^ de sections diverses, c’est celle de M. Forfait,ancien constructeur, ordonnateur et ministre dela marine, qui a passe quarante ans de sa vie àobserver les choses les plus essentielles de la partie<qu’il a dirigée avec succès et avec gloire.
De l'administration des forêts de Tamise.
Après les belles campagnes d’Italie, M. For-fait avoit reçu l’ordre de se rendre à V enise ; enliomme d’état et de marine, il s’y attacha, avanttout, à bien reconnoîlre le système d’administra-tion , de la dernière république du monde, quiavoit été la reine des mers et la plus florissante parson commerce ; il commença par aller sur les terres,observer les arbres qui servoient a la marine ; iljugea que le territoire vénitien étoit riche enchênes , en ormes, hêtres, pins et sapins ; il y re-marqua que les vents et les chaleurs y étoient ha-bituellement extrêmes, coimtic en Provence; que lesol, en général étoit aride etpierreux.il jugea avecbeaucoup de raison, que le chêne, dans une tellecontrée , y étoit absolument nécessaire pour lemaintien d’une température favorable, en ce qu’ily acquéroit les plus grands développemens et lesplus heureuses qualités pour le service de la marine;