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des sacrifices pour se préserver d’un torrent, pourjouir de quelques irrigations, pour garnir d’arbresune montagne chauve, etses flancs décharnés, pourdessécher des marais qui paralysent ou décimentla population, pour créer des pépinières, etc.
Laissons les communes recourir à leurs res-sources, pour construire des fours communs quiéconomiseront les combustibles, pour rendre utilesdes fontaines et des prises d’eau, pour élever deschaussées..., quand toutefois les conseils générauxdes communes , dûment assemblés, auront donnédes autorisations aux maires ,• c’étoit-là ce que vou-loit dire la maxime du sénat romain, quand il do-minoit sur les Gaules , de rninirnis non curctprœtor.
Mais ne considérons cette pensée que sons lerapport de l’administration des eaux et des forêts,les motifs en seront encore plus forts • parce queleur conservation dépend d’une foule de soins im-médiats , et parce qu’on doit tomber d’accord,qu’il n’y a pas un instant à perdre, pour réparer etrégénérer cette partie essentielle dudomaine public.
Dans une telle question , il est peut-être plussage d’opposer rcxemple d’une nation voisine , quede recourir à des raisonnemens , quoique fondéssur des principes de la physique ou de la légis-lation, et c’est dans ce sens, que je vais rappelerSommairement les principes et les lois de la répu-