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hiais nous avons vu que les choix n’ont pas plu*embarassé que ceux des chambellans.
Dès la première année d’exercice, et d’année enannée, à mesure que l’ordre et le calme se rétablis*soient, il a fallu, de nécessité, créer, multiplier,etaglomércr, dans ce ministère, une bureaucratieimmense -, mais tout le zèle, les lumières et les plusgrandes habitudes des affaires, ont aussitôt échoué,contre les masses progressives que les courriers dela poste y versoient de tant de lieux, et tous lesjours.
11 falloit expédier, pourtant ; le ministre a doncdii former, pour se reconnoître lui-méme, denombreuses divisions, et nécessairement encores’en rapporter à leurs chefs. Les chefs, à leur tour,ont été forcé de déléguer, et meme, de subdélé-guer ; de sorte que le ministre le plus laborieux etle plus habile, avoit à peine le temps de jeter sonnom, sur des lettres , ou rapports de la plus hauteimportance , qu’il falloit croire , néanmoins , dé-cidés par ce magistrat. Faisons observer, en outre,que de tous les ministres, celui de l’intérieur, étoitle plus occupé, et le plus astreint aux relations of-ficielles et personnelles.
L’encombrement habituel et progressif des af-faires de plus de cent départeinens , détermina lepremier consul à distraire du ministère de l’inlé-ticur, la partie des ponts-et-chausées, qui en faisoit,